Août 2010

C’est une chaleur humide et étouffante que nous avons dû affronter cette fois.
Mais comment nous plaindre quand les villageois et les enfants, eux, ne bénéficient pas d’un réfrigérateur pour boire frais ou conserver un peu de nourriture,  ni de ventilateurs ou de climatisation. La nuit la température à l’extérieur ne descend pas en dessous de 30°, et les murs gardent la chaleur…

Pour une distribution de nourriture à des familles vivant dans une réelle misère, nous  sommes allés dans un village proche de Gourna ; nous avions aussi apporté des friandises et des fournitures scolaires qui ont fait la joie des enfants. Quel choc que cette misère , cette flagrante malnutrition et   ces problèmes de handicaps que nous avons rencontrés.

Mais nous voulons évoquer aussi ici des points positifs.

Deux classes, dont n’existaient que des murs à l’état brut vont être aménagées sous quelques jours. Incroyable : en 2 jours, l’électricité était posée, les murs cimentés, les châssis des portes et des fenêtres posées. Encore quelques jours et il y aura 2 classes pimpantes qui abriteront les activités ludiques des enfants de l’école maternelle.

La classe d’alphabétisation de femmes (“la Classe de Gabrial”, en mémoire de notre ami disparu) mise en route fin mars, fonctionne très bien.
Les femmes lisent , écrivent et font des additions et des soustractions ! Elles passeront fin septembre un examen et obtiendront un diplôme: un certificat d’alphabétisation. Quelle fierté pour des femmes qui n’ont jamais été scolarisées!
D’autres femmes souhaitent voir s’implanter aussi une école dans leur village dès octobre.

La prothèse du jeune Mohammed (qui a été amputé après un accident de tracteur) a malheureusement pris du retard. Des complications de dernière minute ainsi que le change défavorable de l’euro nous obligent à attendre septembre et à trouver des fonds complémentaires.

En octobre, nous pourrons remettre en route une classe d’alphabétisation et travailler sur de nouveaux projets concernant les jeunes filles.
Il faut en effet donner l’occasion aux jeunes filles qui arrêtent l’école de sortir de leur isolement et d’avoir des activités qui leur apporteront de nouvelles compétences,et  peut-être  de petits revenus.

Tout cela ne se fait malheureusement pas sans finances. Alors, si comme nous vous  aimez  l’Egypte, pensez que votre aide, même petite, nous permet d’avancer dans notre action. Votre aide est déductible de vos impôts pour 66%, ne l’oubliez pas.
N’oubliez pas tous ces enfants et ces femmes qui disent toujours “French? Good!!!” et ne sont pas avares de leurs sourires même s’ils vivent dans le plus grand dénuement.