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ACTIONS TERMINEES

Le micro-élevage familial

L’objectif était de  permettre à des femmes de parvenir à une certaine autonomie et  de leur fournir un petit revenu. Nous avons opté pour un micro – élevage familial, pour  responsabiliser les femmes . 

 Ce fut d’abord un projet portant sur un poulailler  mais le projet   a vite été abandonné  car  la grippe aviaire sévissait dans les villages .

Le second volet du projet a porté sur une action « moutons ». Avec un Passage du Don, selon le principe de l’association « Elevages sans frontières ».

 Deux brebis étaient remises à une famille préalablement choisie .   Dans certains cas nous aidions à mettre en état  correct le local dédié aux animaux ou à bâtir un abri.  Nous fournissions aussi un suivi vétérinaire , les vaccinations et une formation. Un contrat  était signé, stipulant que les premiers nés de chaque brebis  devraient  nous être  remis pour être  ensuite transférés dans une autre famille.  

Un bélier tournait entre les différentes familles.

Quand la famille  avait, comme convenu, rendu les jeunes nés de leur élevage, les brebis  devenaient leur propriété.

 Cette action  qui a bénéficié à  30 familles a été menée pendant 2 ans et demi, avec des hauts et parfois des bas car une autre épidémie décimait les ovins.  Par ailleurs  les femmes ne fréquentaient pas assidument les formations proposées.

Mais globalement le résultat a été positif car cela a permis  à des familles de revendre les bêtes pour acheter une  vache ou de commencer un petit élevage.

Quant à nous, cela nous a permis  de pénétrer  plus profondément dans les maisons et d’ainsi apprendre beaucoup de choses…

 

Les ateliers éducatifs pour jeunes filles

En 2010 nous avions fait un test avec 20 jeunes filles dans un école. Ces jeunes filles, même si elles avaient été scolarisées, ne savaient pas lire et leurs familles ou leurs fiancés souhaitaient qu’elles apprennent afin de pouvoir trouver un travail. Mais, bien que nous ayons financé les frais de scolarité de ces jeunes filles, il nous était difficile d’avoir le moindre retour sur leur formation et leurs progrès. Nous souhaitions pouvoir maîtriser l’action et savoir ce que nous financions.
Un responsable d’association  nous avait par ailleurs demandé d’aider les jeunes filles sorties du système scolaire à continuer à avoir une vie sociale et à apprendre. En effet nombre de filles atteignant l’âge de la puberté sont soustraites à toute mixité.

En 2012 nous avons décidé de mettre en place le projet pour des jeunes filles de la rive Ouest.
Les ateliers ont ainsi accueilli 15 jeunes filles  provenant des différents villages de Baerat afin d’éviter tout problème de rivalité entre les villages. Les jeunes filles  choisies l’avaient été en tenant compte de  l’ouverture d’esprit de leur famille.
Ces ateliers ont pour objectif d’ouvrir les filles sur le monde extérieur et de promouvoir ainsi l’égalité Femmes-Hommes, au travers de cours ayant des thèmes très diversifiés : anatomie, hygiène, santé, premiers secours, soins aux enfants, hygiène alimentaire, géographie, communication, artisanat …

DSCN1503 (Copier)Avec le Dr Hatem on s’entraîne à faire des piqûres (sur une aubergine!)

Nous souhaitions au travers de ces ateliers que les jeunes filles prennent confiance en elles et obtiennent la place qui devrait être la leur au sein de la société et qu’elles en deviennent des acteurs à part entière.
Elles y apprennent ce qui pourra leur être utile dans leur vie de femme, dans une éventuelle future vie professionnelle  mais nous espérons aussi qu’elles utiliseront les nouvelles connaissances et compétences acquises pour les transmettre à leur tour dans leurs villages respectifs.

Après seulement quelques mois nous avons pu constater un changement flagrant chez ces jeunes filles qui ont bénéficié en 2012 d’apprentissages tout nouveaux. Elles ont pris de l’assurance, savent exprimer leurs souhaits et leur volonté. Elles ont surtout appris à dire NON!

En fin d’année 2012 , les jeunes filles  ont voulu organiser une fête pour faire connaître la formation dans leurs villages. A cette occasion certaines ont pris la parole pour parler d’un sujet qui leur tenait à cœur. Pour l’une d’entre elles : l’inégalité des garçons et des filles dans la vie quotidienne. Ce  n’était pourtant pas un sujet facile ! Quelle belle surprise pour nous de les voir ainsi s’exprimer (presque) aisément devant un public

En 2013 les jeunes filles ont demandé à :
* Approfondir leurs connaissances , dans le domaine de la santé et des soins .
* Se familiariser avec l’anglais.
* Apprendre à utiliser la bureautique.
* Se familiariser avec la géographie du monde : les continents, les grandes régions du monde, les pays dont les habitants viennent en grand nombre visiter l’Egypte.
* Connaître l’histoire de leur pays et sa brillante civilisation, (c’était assez nouveau pour elles) et découvrir leur patrimoine culturel et artisanal

DECOUVERTE DU PATRIMOINE CULTUREL

La grande surprise est venue après le cours d’histoire (que le Dr Hatem a fort habilement axé sur les femmes égyptiennes célèbres) : les filles se sont aussitôt passionnées pour ce cours et ont demandé (elles qui ne voulaient pas entendre parler d’entrer dans les temples pharaoniques) à visiter Karnak. C’est un jeune guide, Minna, qui leur a commenté la visite et qui les a enflammées pour leur patrimoine

DSCF0102 karnak (Copier)

Après Karnak , elles ont demandé à visiter le musée de Louxor, le temple d’Hatchepsout, le temple de Louxor … Elles voulaient tout voir, tout découvrir. Ce furent ensuite des tombes de la Vallée des Rois.
Ce sont maintenant des jeunes filles transfigurées. Le guide n’en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles, de découvrir de jeunes villageoises aussi éveillées, posant des questions intéressantes, s’attardant sur les statues…

Elles souhaitaient apprendre à mieux communiquer : savoir s’exprimer en public, savoir accueillir, savoir écrire ce qu’elles vivent ou ressentent…
Le Dr Hatem leur a donc fait un programme pour les former à une meilleure communication. Et lors de notre séjour d’avril 2014, elles nous ont bluffées cette fois encore. Elles s’expriment maintenant avec une grande aisance devant le groupe pour parler de sujets qui leur tiennent à coeur (la surpopulation, le respect, des questions touchant à la santé, par exemple…)

LITTERATURE

Souvent pendant les cours de couture, les filles lisent à tour de rôle. Nous avons constitué une petite bibliothèque et avons pris une inscription à la bibliothèque de Louxor afin de pouvoir faire tourner des livres.
Hayam aime beaucoup la poésie et nous a lu, en arabe bien sûr, « Le Petit Prince ».

L’AlIMENTATION

Certaines des jeunes filles ont pris conscience de leurs mauvaises habitudes alimentaires et de leur trop grande consommation de sucre (notamment dans le thé) et de graisse (dans les chips). Elles voulaient changer… Nous leur avons montré la quantité d’huile contenue dans un paquet de chips (leur aliment favori !), cela leur a parlé bien plus que de longs  discours théoriques. Ce sont des fruits que nous avons ensuite apporté  pour les pauses.

Des analyses médicales ont montré des carences importantes, déjà du diabète pour certaines, et la présence de certaines parasites.

LA COUTURE

Nous voulions aussi  sauvegarder, si possible, un savoir-faire local qui disparaissait peu à peu. Mais aussi leur apprendre  à tricoter ou à coudre à la machine afin qu’elles puissent plus tard exercer un métier chez elles.

Nous avons acheté des machines et les avons installées dans notre classe sur des tables solides et stables.  Un professeur a été recruté  qui leur a appris, très rapidement, à confectionner divers vêtements, à prendre les bonnes mesures .

P1020216Parallèlement nous avons tenu à leur apprendre comment faire la maintenance des machines à coudre.

Nous  avons alors pensé que ces 2 années  et demi de formation étaient largement suffisantes .

Nous  avons poursuivi les cours de couture jusque fin novembre avec 4 filles et nous leur avons aussi donné des cours de maintenance des machines car trop souvent les machines, en panne, finissent dans un coin de la maison. Ces nouvelles compétences leur seront très utiles et elles ont maintenant la possibilité de gagner un peu d’argent en cousant et en réparant des machines. Cela pourra devenir pour elles une petite mais réelle source de revenus.

Fin novembre,   chacune  a reçu une machine à coudre  pour travailler chez elle. 

Nous leur avons fait donner des cours d’anglais chaque semaine, ainsi que des cours d’informatique.

La dernière formation a été une initiation à l’informatique : Word, Excel, Powerpoint. Les filles ont été enchantées de cette formation.

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Nous avons vécu une très belle expérience avec ce groupe.

 Nous pensons qu’elles ont appris énormément, qu’elles ont eu une occasion exceptionnelle d’ouvrir des fenêtres sur de nouveaux horizons.

Nous avons alors pensé que ces 2 années et demi de formation étaient suffisantes , qu’il fallait y mettre un terme  car il ne s’agissait pas de créer une forme de dépendance.

Le docteur Hatem leur  a  demandé  de réfléchir à la façon dont elles allaient   pouvoir rendre à leur communauté ce qu’elles avaient eu la chance d’apprendre pendant ces deux années et demi, notamment sur le plan  de la santé et  de l’hygiène.

 

 LA COUTURE POUR LES FEMMES

Les jeunes  filles avaient parlé autour d’elles, dans leurs villages, de la formation à la couture qui leur avait tant plu. 
Nous avons été contactées par 6 femmes de villages différents. Elles ont, à leur tour, reçu une formation et au terme de l’action elles ont, elles-aussi reçu une machine à coudre.